Worlds 2017 – Retour sur les Groupes

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La phase de groupes s’est achevé ce dimanche, à Guangzhou. Entre résultats attendus, déceptions et surprises, entre compositions meta, cheeses et pocket picks, Prolol fait le point sur ce que ces worlds nous ont réservé jusqu’à présent.

Et comme pour notre article sur les play-ins, nous adoptons ici un format différent d’une simple analyse plus ou moins brèves. Jouons à nouveau au jeu des questions-réponses, mais groupe par groupe cette fois.

 

 

Groupe A

 

Véritable groupe de la mort ou pas?

Sur le papier, ce groupe semblait être le plus relevé avec 4 très belles écuries. Si SKT partaient largement favoris, les 3 autres équipes devaient se lancer dans une bataille disputées où la moindre erreur serait fatale à la qualification. Et au final… S’il est vrai que les erreurs ont couté cher, il est forcé d’avouer que le groupe a quelque peu déçu malgré un suspens qui aura couru jusqu’au tout dernier match du groupe. Faker et ses coéquipiers de SK telecom T1 se sont emparés de la première place qui les attendait, mais ils ont montré une certaine fébrilité dans leurs entames de matchs, même si gommée par une gestion hors norme de la temporisation et des combats d’équipe. Mais EDG et AHQ ont surtout brillé par leur passivité en première semaine avant que C9 ne prennent le relai en semaine 2, alors qu’AHQ et EDG ont tenté le sursaut d’orgueil. Les Nord Américains profitent finalement de leur bonne première semaine (ou de la mauvaise d’AHQ et EDG, selon votre point de vue). Ils sécurisent la seconde place en assurant le strict minimum en semaine 2 pour un score total de 3-3.
Alors oui, le groupe a été disputé. Mais le niveau démontré a été un cran en dessous des attentes qu’on en avait.

Le pick surprise de Faker?

La mid-lane est pour le moment très standard, avec des oppositions régulières entre Syndra, Cassiopeia, Ryze et Corki, ou encore LeBlanc et Taliyah qui se voient ou se retrouvent bannis régulièrement. Parfois un Galio, parfois un Jayce. Alors que les équipes mettent l’accent sur Syndra lorsqu’elle est laissée ouverte, SKT décident de la laisser à AHQ lors de leur première rencontre. La réponse de Faker: Fizz. Peu de monde l’avait vu venir, toujours est-il que Faker l’a sorti avec brio depuis sa ligne au flanking de fin de partie. Et l’exemple a été suivi (par 3 fois) pour une efficacité pour le moment au rendez-vous.

Le match à voir de ce groupe?

Sans aucun doute, foncez voir le match EDG-SKT de la première semaine (2e jour). EDG parvient à monter une avance très confortable sur SKT, affichant 9 kills au compteur (contre 0), un inhibiteur tombé et un peu plus de 5,000 d’or d’avance sur leur adversaire. SKT sont forcés de reculer et de jouer défensivement, cherchant une opportunité. Celle-ci finit par arriver vers les 29 min, le temps pour nous d’admirer toute la science SKT du combat d’équipe. Un véritable cas d’école à décortiquer: l’engagement flashé de Wolf (Rakan), à quoi se superposent la Fracture de Huni (Cho’Gath), le combo de Peanut (Jarvan IV) et l’Onde de choc de Faker (Oriana), pendant que Bang peut déployer tout le potentiel de dégâts de son Twitch sous ulti. C’est une destruction complète des rangs EDG, malgré un retard pour SKT que probablement seule une telle synchronisation dans l’engagement et son suivi aurait permis. A voir absolument.

 

Groupe B

   

FNC: panache retrouvé?

C’est difficile en tant qu’Européen (et fan FNC) de ne pas tomber dans l’enthousiasme. Si on revient un peu en arrière, les FNC sortent d’un très bon Summer Split. Même s’ils se sont inclinés en demi-finale des playoffs (face à Misfits) pour ne finalement sécuriser leur qualification que lors des Finales régionales. Mais l’accident des demies mis à part (ou la bonne performance de Misfits?), Fnatic s’étaient montrés plus stables et convaincants que jamais depuis le départ de Huni et Reignover. Ce groupe B des Worlds semblait être une bonne opportunité de confirmer ce renouveau: vaincre Immortals (seed 2 NA) en tant que (seule) performance nécessaire, et s’assurer ainsi la seconde place. Scénario catastrophe, FNC finissent leur première semaine avec 0 victoire au compteur pour 3 défaites. Débordés par le Cheese des Gigabyte, balayés par Longzhu, et malheureusement battus par Immortals, Rekkles et ses compagnons n’ont déjà plus leur destin entre leurs mains.
Le scénario presque miraculeux de la deuxième semaine sonnera le réveil de sOAZ et Broxah, et les joueurs Fnatic ont (enfin) montré ce qu’on attendait d’eux. L’équipe s’est qualifiée sur des bases plus fidèles à son ADN, alternant meta et jeu plus atypique, avec des calls cinglants et une endurance innébranlable. Mais Fnatic a tout de même accusé des lacunes et une double et très lourde défaite face à Longzhu. Néanmoins, les joueurs Fnatic et leur imprévisibilité restent en course et offrent à l’Europe un espoir de voir l’une de ses équipes briller et surprendre le reste des qualifiés aux quarts de finale. Même si rien n’est acquis…

Gigabyte: Wildcard de luxe?

S’il y a bien une chose à retenir de ce groupe, c’est qu’il ne fallait pas et qu’il ne faudra plus sous-estimer les wildcards. Enfin, peut-être pas toutes (coucou les play-ins). Mais il n’y a aucun hasard à la qualification des GAM à ces mondiaux. Meilleure wildcard des MSI. Voilà qui faisait sourire la plupart des grosses écuries des régions majeures. Et finalement… Ces mêmes wildcard seront parvenus à arracher une victoire à l’Europe et à l’Amérique du nord, et auront même eu le culot d’accrocher sérieusement le géant Longzhu en semaine 2 (match à étudier pour ceux qui veulent rêver ou se convaincre de la bonne gestion coréenne de l’agro et du focus en team fight). Certains diront que les Gigabytes ont surtout abusé de la méconnaissance des autres équipes à leur encontre, ou de stratégies surprenantes (voire forcées) pour créer la surprise. On ne peut pas complètement nier ce fait, mais il n’empêche que les Gigabyte ont prouvé qu’il fallait se méfier d’eux. Sans avoir à rougir de leur niveau individuel, ils ont été de loin l’équipe la plus divertissante de ces mondiaux. Et ils sont passés très, très près d’une qualification historique…

Le match à voir de ce groupe?

Le Gigabyte Marines face à Fnatic (jour 1 de la semaine 1) est lourd d’enseignements. Pour ceux qui trouvent League of Legends trop formalisé et que Riot exerce un contrôle maladif sur leur jeu et sa meta, les joueurs de Gigabytes ont prouvé par leur irrévérence qu’il était possible de refuser cette dite-meta. Dans chacun de leur match (ou presque), Gigabyte a tenté d’être créatif et de surprendre. Et le match le plus WTF aura sans doute été celui de leur entrée en scène, face à FNC : swap lane, double jungle et picks hors meta. Le tout exécuté dans un style hyper agressif pour ne surtout pas laisser Fnatic respirer et reprendre leurs esprits.

 

Groupe C

 

L’Asie vraiment trop forte?

Oui.
S’il faut développer un peu, RNG et SSG ont clairement prouvé que le style de jeu respectif de leurs régions était un cran au-dessus des autres. Les excellents laners RNG ont répondu présents, et finalement leur seule défaite (face à G2) peut s’expliquer par une composition qui a sans doute sous-estimé les forces des G2 et de leurs champions. Le reste du temps, RNG ont été emmené par un Uzi qui semble plus que jamais motivé à valider son rang parmi les meilleurs ADCs du globe. Quant à Samsung Galaxy, ils sortent d’une saison difficile et en dents de scie, mais ils arrivent avec toute la maîtrise chirurgicale de la macro tellement propre à leur région. Ils s’inclinent par deux fois face à RNG, mais le seed 3 de la LCK n’a pas laissé leur chance à Gamers 2 ou Fenerbahçe, dépassés par la capacité des Coréens à accélérer.

Peut-on focus ban Uzi?

Fenerbahçe l’ont tenté pour les autres : et si on enlèvait tous les top ADCs du moment ? Aucun problème pour Uzi, qui a ressorti sa Vayne légendaire. Et il a survolé la partie malgré un choix dit contestable au niveau pro. Il est fort possible que face à une autre équipe le choix de l’ADC aurait été différent, mais (re)voir Uzi sur Vayne, ça fait toujours plaisir.

Le match à voir de ce groupe?

Ce groupe aura été marqué par la maîtrise de la macro et l’application (des vainqueurs). Plusieurs matchs nous viennent à l’esprit, mais nous citeront le SSG vs RNG de la première semaine. Cette partie illustre parfaitement ces mondiaux et ce groupe: géants opposés, tactiques et rotations, pièges isolés, combats d’équipes, prise d’objectifs et accélération jusqu’à la victoire pour un tableau presque vierge (seulement 2 tours concédés, mais à chaque fois pour prendre bien plus !). A quoi s’ajoute la ferveur du public derrière son possible plus sérieux représentant.

 

Groupe D

 

Le groupe le plus ouvert?

Oui, mais à l’opposé de ce qu’on aurait pu penser.
Beaucoup d’analystes, joueurs, streamers ou commentateurs annonçaient ce groupe comme l’un (si non le) plus ouvert des quatres. Flash Wolves étaient annoncés comme passant les poules (comme chaque année), et l’autre place était à se disputer entre TSM et WE (si ces derniers pouvaient s’en montrer capables). Le tout avec Misfits en perturbateur improbable venu d’Europe. Et finalement, FW accuse un sévère 0/3 en semaine 1. Pendant ce temps Team WE l’emportaient sur MSF, qui battaient TSM, qui gagnaient WE dans un remake du Bon, la Brute et le Truand. Une poule clairement ouverte, mais à l’opposé des pronostics.
En semaine 2 WE se sont montrés bien trop forts et sécurisent 3 victoires et une première place méritée (5-1). Les rookies de Misfits s’inclinent face à TSM en début de journée, et pensent probablement avoir manqué leur chance de se qualifier. Mais contre toute attente, Flash Wolves se défont de TSM dans un ultime sursaut d’orgueil, forçant l’équipe américaine dans un match de tie break contre Misfits. Hans sama et les siens prennent le meilleur et valident leur qualification depuis un match maîtrisé de bout en bout, brisant les coeurs et les espoirs de la région rivale qui voit son favori chuter dès les poules.

Misfits, la montée en puissance?

Sortis des CS la saison passée, Misfits se sont emparés du seed 2 européen pour ces Worlds. Ils n’en demeurent pas moins Rookies, et peu de personnes auraient pu miser sur leur qualification. L’équipe est arrivée visiblement hésitante lors son entrée dans l’événement majeur de l’année: trop lents, trop passifs, trop orientés scaling… L’équipe perd logiquement face à WE, trop forts, trop précis. Mais les lapins l’emportent malgré tout sur FW et TSM lors de parties éprouvantes (plus de 45 min). En semaine 2, ils dominent FW mais ratent le coche face à TSM, en partie à cause d’une compo trop agro (Yasuo top pour Alphari) qui ne parviendra pas à conclure malgré un bon départ.
Mais c’est le match de barrage qui semble montrer le déclic MSF: en 30 minutes parfaitement maîtrisée, l’équipe utilise parfaitement ses champions et ses forces pour littéralement balayer

Le match à voir de ce groupe?

Le match de tie break entre MSF et TSM, un match lourd de sens. Deux régions rivales. Des rookies (MSF) face à des mentors (TSM). Des Européens qui avaient pris le meilleur lors de la première rencontre (semaine 1), et des Américains qui ont su égaliser lors de la seconde (semaine 2). Un match décisif entre 2 équipes finalement restées coudes à coudes. La duo-lane MSF est grandement montée en puissance lors de ces mondiaux, dans un jeu très agressif. Mais on ne la fait pas à Doublelift et les 2 duo se neutralisent jusqu’à la prise de la première tour, à l’avantage des TSM. Le premier sang est récupéré très tardivement par Alphari (sur Cho’Gath) pourtant opposé au Jayce de Hauntzer. Mais la protection apportée par Maxlore et PowerOfEvil lui permettront de tenir jusqu’à pouvoir diriger les débats. Les 20 premières minutes sont très tactiques et portées sur la macro. L’avantage donné à Alphari sera décisif, et MSF en profite pour récupérer un Baron Nashor après avoir remporté un très bon combat (4 kills à 0 en faveur des lapins). Snowball et bonne utilisation du Nashor, TSM s’inclinent impuissants quelques minutes plus tard. Critiqués en semaine 1 sur la lenteur de leur style de jeu, MSF a montré sur ce match (et plus généralement en semaine 2) qu’ils étaient eux aussi capables d’accélérer.

 

Les groupes, en bref

Le 5v5 de cette phase?

En considérant les phases de picks et bans et le taux de victoire de chacun des champions apparus pendant cette phase, voici ce que donnerait le 5v5 type des groupes :

   
versus
 

A noter le 100% ban de Kalista, que l’on garde pourtant en dehors de ce tableau. On ne l’a pas vu en partie et du coup on a hésité à la rentrer dans ce tableau… Mais sa présence aurait sans doute changé les supports qui lui seraient associés… Bref on a préféré respecter ce qu’on a vu à ce qu’on aurait pu voir.

Et si on draftait les joueurs?

Un peu à l’image d’un 5v5 typique de la meta, nous nous sommes amusés à draft les joueurs pour monter un 5v5 qui essaye de représenter au mieux ces phases de groupe. Nous avons tenté une opposition de style afin de ne pas simplement choisir les joueurs sur leur KDA, leur potentiel ou leur réputation.

 

D’un côté, une équipe type “The best”. On ne s’encombre pas de sentiment, et on choisit ce qu’il se fait de mieux. A-t-on vraiment besoin d’argumenter?

De l’autre côté, une équipe composée des joueurs qui nous ont fait vibrer. Autant pour leur jeu que pour tout ce qu’il y a pu y avoir autour.

  • Huni sur la top lane, pour son potentiel à faire s’emballer sa ligne et ses parties. Et tant pis pour son inconstance souvent reprochée (et puis bon, Khan était déjà pris).
  • Condi, “The Son of Nashor”, dans la jungle. Sa réputation de vol de Baron le précède, et il a déjà pu s’employer à l’exercice (lors des play-in). Il apporte également son lot de champions “à carry”, ce qui nous plait et en fait un joueur très agréable à suivre.
  • Xiaohu sur la mid lane. Il y a moins à raconter sur ce joueur, mais la solidité qu’il a montré jusqu’à présent force le respect. Meilleur KDA de ces worlds pour le moment, Xiaohu méritait d’apparaitre dans nos listes. On aurait pu intervertir avec Faker, mais on s’est dit que le triple champion du monde méritait sa place parmi les all-stars.
  • Rekkles en tant qu’ADC. Image emblématique de la Fnaticada, Rekkles (avec ses compagnons) a fait vibrer l’Europe dans l’un des moments les plus forts de cette phase de groupe, depuis son flash-in face à Immortals (semaine 1) au double tie-breaker remporté.
  • IgNar en support. Artisan dans l’ombre des bonnes performances de Hans sama, IgNar a notamment régalé sur son Thresh lors du tie-breaker face à TSM. Pour la qualification du petit poucet de ces quarts de finale (Misfits), il fallait au moins nommer l’un des lapins.

 

Voilà qui conclut notre rapide review de la phase de groupes. La compétition reprend jeudi prochain avec les quarts de finale et le retour des BO5. N’hésitez pas à nous dire en commentaire qui vous voyez passer, ou à partager avec nous vos meilleurs moments de cette phase!

 

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