WORLDS 2016 – Retour sur les groupes

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La phase de groupes des Championnats du monde 2016 vient de se terminer. Il est temps pour nous de s’attarder un peu sur ce qu’il s’est passé.

Parlons Meta

Commençons par la meta. L’état actuel du jeu et de ces championnats du monde montre selon moi que le grand vainqueur de cette première phase n’est autre que l’équipe de game design et d’équilibrage de Riot.

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Il s’agit de mon propre avis, mais Riot a prouvé avec ces worlds qu’ils pouvaient prendre leur jeu par les rennes et le (re)diriger d’une main de maître. De quoi je parle ? De la fin du swap lane et de l’équilibrage de la jungle et de la top lane (entre autres). Le swap lane semble appartenir au passé, mais le jeu n’est pas retombé dans une phase de farming stérile pour autant, et on assiste bel et bien à des équipes qui jouent le jeu et veulent chacune dominer leurs lignes respectives.

Petit retour en arrière afin de nous remémorer le split régulier (LCS, LCK, LPL). Les quatre régions adoptaient ce que l’on appelle le Swap Lane (le fait d’envoyer la duo lane face à 1 seul top laner), stratégie connue et montée à l’origine pour contrer un top laner trop fort, ou pour éviter une duo lane trop dominante dès le début de partie. Mais depuis la saison 6, le swap lane sur la scène pro était motivée par une raison différente : récupérer très rapidement les premiers pics de puissance sur l’ensemble des champions en forçant une prise de tourelle très rapidement (souvent à 4 champions), pendant que l’adversaire fait de même à l’opposé de la carte. En gros, on accélérait directement vers le milieu de partie pour s’éviter l’aléatoire d’une phase de laning régulière (en imaginant qu’à niveau égal, les junglers ou décalage pouvaient décider pour ou contre vous). Et ainsi des équipes dites « plus faibles » pouvaient largement s’en sortir face aux plus gros laners, à cause de cette macro-game finalement plus stérile que le farming lui-même.

Riot contre-attaque donc. Prime d’or distribuée à l’équipe récupérant la 1ère tourelle (« première brique » comme on peut parfois l’entendre), et 1er dragon généralement plus intéressant, et donc qu’on ne veut plus sacrifier gratuitement. Le swap lane redevient risqué, et manquer la première brique d’une seule petite seconde peut s’avérer catastrophique (prime d’or et snowball). C’est la fin du swap lane.

Et alors qu’on aurait pu craindre un retour au farming passif, les mécaniques et l’équilibrage global du jeu (notamment la première brique, encore elle) poussent les équipes à vouloir dominer leur ligne pour accéder à cette fameuse prime d’or. On assiste à de vrais 1v1 ou 2v2, à la fois tactiques et dynamiques. Chaque CS est disputé, chaque agression possible est tentée, et le meilleur des 2 (ou des 4) finira par l’emporter. Le talent individuel est de nouveau récompensé, et visible à l’écran!

Mais League of Legends reste un jeu d’équipe, et il est toujours nécessaire de jouer avec ses coéquipiers pour l’emporter. Même s’il est important et gratifiant de remporter sa ligne, on est loin des saisons 2 ou 3 où dominer son adversaire mécaniquement suffisait à remporter la partie. Les équipes peuvent mieux temporiser, et l’aspect macro du jeu reste ainsi l’un des points clés de la victoire.

Oppositions de talents, tactiques et combats d’équipes : voici ce qui compose les Worlds 2016, pour notre plus grand plaisir! Ou au moins le mien.

 

 Poste par poste?

Nous avions tenté de deviner la meta des worlds. Même si certains champions ou certains aspects du jeu nous ont échappé, je pense que l’on peut dire que nous étions pas mal dans le vrai (cocorico). Ces quelques détails qui diffèrent de nos prédictions font la différence entre les joueurs pros (qui exploitent ce jeu à son maximum) et nous (qui parfois tentons de deviner leurs intentions).

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Si mes chiffres sont bons, c’est pour le moment un total de 54 champions qui ont été joués. Le jeu se veut plus ouvert et plus agréable à regarder que jamais aucun worlds avant ça (avis perso), et pourtant le nombre de champions sélectionnés est étrangement bas pour le moment, comparé aux grandes compétitions précédentes. Est-ce que les équipes ont gardé secrets quelques tactiques ou pockets picks? Est-ce que cette meta, bien qu’ouverte sur papier, rend trop dangereuse la prise de risque ou l’innovation?

Difficile d’y répondre. En attendant, voici ce qui émane de ces worlds

Top Lane

RumblejayceKennen
Rumble, Jayce et Kennen sont actuellement les champions les plus disputés (respectivement à 64, 50 et 50% de présence). La top lane est moins tanky, plus nerveuse, et les équipes s’orientent volontiers vers du double voire triple AP. Pourquoi ? Parce que les parties sont plus courtes : un peu plus de 35 min en moyenne (avec quelques stomps à 25), contre 40 à 45 min plus tôt dans la saison. Les champions AP progressent plus vite en général, et peuvent pousser eux aussi vers la première brique. Ils s’intègrent parfaitement à cette meta.

GnarSquare
Parmi les tanks, seuls Poppy et Gnar tirent leur épingle du jeu (46% de présence). Alors que Poppy représente un choix sécuritaire de tenue de lane et de tanking, Gnar est un tank capable de dominer sa ligne, d’infliger des dégâts, d’engager pour son équipe, et sa seule présence empêche en général l’équipe adverse de choisir un tank (trop risqué face au Yordle). C’est pourquoi Gnar est le top laner qui attire le plus de bans (12 à l’heure actuelle).

Peu de surprises sur cette ligne, sinon cette bonne vieille Poppy revenue d’entre les morts (fin de saison 5 / début de saison 6).

Jungle

NidaleeSquare
C’est Nidalee qui s’impose comme LE champion de cette jungle et de ces worlds, avec pas moins de 100% de présence. La cougar est bien trop efficace dans sa jungle (et dans la votre), sa présence met très rapidement sous pression les premières tourelles, et la championne peut en plus emballer la partie pour son équipe.

EliseSquareOlafRek'SaiSquare
Pour les 41 parties sur lesquelles elle s’est vue bannie, Elise, Olaf et Rek’Sai lui emboitent le pas (72, 64 et 54% de présence). A part Olaf qui doit attendre un peu avant d’appuyer sur un énorme temps fort (fin d’early game avec Ragnarok et un peu d’équipement), chacun de ces junglers est capable de mettre une très bonne pression dès le début de partie.


Juste derrière se trouve Lee Sin (50% de présence), dont le score un peu moindre peut s’expliquer par la précision mécanique qu’il faut déployer pour assumer ce choix. Notamment lorsqu’il s’agit de le sortir face à l’élite mondiale.

Le reste est plus disparate : Graves, Hecarim, Skarner… Peu de surprises encore ici (encore que, Skarner sur la scène pro ?!).

Mid Lane

SyndraPortrait
Victime de son équilibrage, la ligne du milieu est sans doute la plus impactée par un changement de rythme dans la meta. On parle de parties plus rapides, et d’un équilibrage de pas mal de champions sur cette ligne (Vlad, Swain, Malzahar… pour ne citer qu’eux). Et c’est ainsi que s’est imposée Syndra, du haut de ses 96% de présence (pour 37 bans, rien que ça). Extrêmement dominante, capable de burst n’importe qui sur son ulti, Syndra incarne cette domination du mage early/mid game et elle survole ces worlds depuis sa ligne.

AurelionSolRyze_Square_0Malzahar_IconViktorSquare
A part cette (presque) anomalie, la ligne centrale est actuellement la plus ouverte avec 16 champions ayant déjà foulé son sol. Aurelion Sol s’est définitivement imposé sur la scène pro (54% de présence, si on compte ses 13 matchs de désactivation), même si à l’image d’un Lee Sin toutes les équipes ne peuvent pas le sortir. Puis se suivent Vladimir, Cassiopeia, Ryze, Viktor et Malzahar… Bref, des visages connus, et des champions capables de déployer très vite d’énormes dégâts et de s’assurer de snowball si on leur en donne l’occasion. Le scaling plus late est autorisé (à l’image de Ryze ou de Cassiopeia), pourvu que l’on soit capable d’accélérer dès l’entrée du mid-game (vers les 2 objets complétés).

Bot Lane

Le poste d’ADC est finalement le plus fermé, avec seulement 7 champions représentés pour le moment, pour à peine plus de Supports.

EzrealPortrait.pngNamiPortrait
Ezreal-Nami est la duo la plus jouée (60% de présence pour Ezreal, 40% pour Nami) même si elle peine à se montrer efficace au-delà de la théorie, chacun d’eux cumulant le plus de défaites à leur poste (16 défaites pour Ezreal contre 10 pour Nami !).

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Et en terme d’efficacité, ce sont Jhin et Caitlyn qui tiennent le haut du tableau. Alors que Jhin est très vite, très efficace pour son équipe (s’inscrivant parfaitement dans la meta), Caitlyn a toujours besoin d’ afk farm avant d’emballer la partie une fois ses 2 premiers objets récupérés.

Chez les supports, la mode actuelle a pris le meilleur du début de split (tank mêlée) et de sa fin (poke à distance). Alors qu’Alistar sonne un retour en force (52% de présence pour 71% de victoire), des supports comme Karma, Nami ou même Zyra se mêlent désormais aux Braum et autres Tham Kench.

Et nous, dans tout ça?

Faut-il embrasser cette meta très early pour nos solo Q, notamment pour nos listes conseillées de Bronze à Platine?
Oui, mais non. Réponse de politicien ? Oui, mais pas que !

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C’est important de savoir que la meta est davantage early qu’elle ne l’a été plus tôt dans la saison, au moins sur la scène pro. Et pour ça, privilégier des champions efficaces dès le début de partie est intéressant. Néanmoins on ne joue pas en solo Q comme on joue aux Worlds. Là où un simple combat remporté à 20 minutes de jeu permet à une équipe pro d’arracher 3 tourelles et 2 inhibiteur, ce n’est pas toujours le cas en solo Q (c’est même assez rare). Ainsi on ne peut pas toujours sacrifier complètement le late game.

J’essayerai de décortiquer dans le détail la meta de ces worlds en fin de tournoi, afin d’expliquer en quoi c’est inspirant mais pourquoi il ne faut pas la suivre aveuglément.

Le rendez-vous est pris, on se revoit en fin de tournoi (en espérant que je trouve le temps de le faire!).


Tour d’horizon des groupes

La phase de groupes est terminée. Que peut-on retenir de ce qu’il s’est passé ?

Groupe A

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Enorme déception pour l’Europe qui voit son seed 1 Gamers 2 sortir directement. Et plus inquiétant, sans la manière. L’équipe manque d’agressivité en semaine 1, et malgré un léger sursaut d’orgueil face aux ROX Tigers, elle aura été globalement trop timide pour inquiéter. Ce ne sera pas beaucoup mieux en semaine 2, même s’ils arrachent quand même un victoire (méritée) face aux Albus Nox, les wild cards de leur groupe. CLG se permettra même de provoquer l’Europe après leur (double) victoire, avec un tweet provocateur « La peuve que NA > EU » qui fait référence à leur seed 3 capable de balayer le seed 1 européen, qui rate complètement ce rendez-vous international.

Ironie du sort, Counter Logic Gaming rate également sa qualification après avoir alterné entre le meilleur (2-0 face à G2 et 1-1 sur ROX) et le pire en perdant notamment face aux Albus Nox, par deux fois. Il semblerait que CLG n’avait pas la cohérence nécessaire pour aller plus loin dans ce tournoi, tant dans leurs drafts que dans leur jeu.

Et parlons-en, des Albus Nox. Annoncés petits poucets du tournois, ils vont finalement jouer leur coup à fond. A l’image de David contre une armée de Goliaths annoncés, ils ont crânement gagné leur place. Les Européens de l’Est ont montré une variété intéressante de champions (3 à 5 champions joués par poste, en 7 matchs), et ont surtout prouvé qu’ils méritaient leur place dans ces Worlds. Prudents dans leur jeu mais dominants sur leurs lignes, ils ont su utiliser correctement leurs avantages afin de s’assurer la victoire et cette seconde place.

Les ROX Tigers, pour conclure. Prétendants au titre, parfois pressentis comme grands favoris, les ROX Tigers n’ont pas rassuré en ce début de tournoi. Pire même, ils ont montré un early game assez frileux, voire fragile, ce qui n’est pas de bonne augure dans cette meta. Ils s’en sortent tout de même n°1 dans ce groupe, et on peut faire confiance aux ROX pour monter en puissance. Et espérer que leur coach arrête de mettre Smeb sur des champions qui ne lui permettent pas de briller (message personnel). L’équipe reste l’un des plus gros prétendants au sacre.

Groupe B

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Peu de surprises étaient attendues dans ce groupe B, et on a eu droit à peu de surprises.

SKT T1, autre grand favori du tournoi, s’est logiquement imposé avec toute la puissance qu’on attendait d’eux : parfaite maîtrise de la meta, drafts soignées, domination de l’ensemble des lignes du jeu avec l’appui de leur jungler, jusqu’à entamer un snowball propre et maîtrisé. Ils concèdent tout de même une défaite en semaine 1 face aux Flash Wolves, leur bête noire des championnats du monde, avant de prendre (enfin) leur revanche et de s’emparer de la première place du groupe.

Derrière eux se positionne difficilement Cloud 9. L’équipe était montée en puissance lors du summer split et les fans attendaient beaucoup d’eux. Mais C9 a montré un jeu très poussif, draftant la meta mais sans vraiment l’assumer, et s’achetant du temps pour atteindre le late game dans des parties compliquées. C9 pourra compter sur Impact, leur top laner et joueur le plus en forme du roster. Quant à Jensen, le génie mécanique devra retrouver son niveau de jeu du split NA pour que Cloud 9 puisse espérer passer les quarts de finale.

Disqualifiés de ce groupe, les Flash Wolves ont démontré une certaine incapacité à finir leurs parties pourtant souvent dominées par le premier seed de la LMS. L’équipe s’arrête une nouvelle fois dès les phases de groupes, sans convaincre.

Quant à I May, l’équipe sort des Challenger Series de la LPL pour s’inviter directement aux worlds. La performance n’ira pas plus loin, et les Chinois de IM auront presque plus tenu le rôle d’invités surprise que celui de seed majeur du tournoi tant leurs drafts ont été atypiques et parfois hors meta: du Kennen support au Nautilus top, en passant par un Kha’zix sorti face à… SKT, rien que ça. Les Chinois sont tout de même à l’origine de la disqualification des Flash Wolves, pour le plus grand bonheur des C9.

Groupe C

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Ce groupe était sans doute le moins relevé des 4 (sur papier), mais avec un niveau assez proche pour chacune des équipes qui le composaient (INTZ mis à part, peut-être).

Ainsi, les Européens d’H2K étaient souvent donnés quasi perdants ou difficilement gagnants, face aux seeds de la LPL et de la LMS. Et justement, H2K démarre difficilement en concédant une défaite face à chacun de ses adversaires directs. Mais l’équipe affiche un niveau de jeu bien plus élevé en deuxième semaine, menée vers la victoire par un Ryu impressionnant et dominant sur son Ryze, et un Forg1ven qui prouve enfin son niveau de jeu sur la scène mondiale. H2K s’offre un score parfait sur cette semaine et s’empare de la 1ère place du groupe, devant Edward Gaming qu’ils battent dans un ultime Tie Breaker.

Edward Gaming donc, second du groupe. L’équipe ne compte quasiment que des mentors dans son line up, et sort assez logiquement de ce groupe. A l’image de sa saison régulière, le seed 1 chinois a montré un jeu maîtrisé et agressif. Mais ils se sont laissés surprendre par le Lee Sin de Revolta (INTZ) lors de leur premier match, et chuteront par deux fois face à H2K en semaine 2 (match retour et tie breaker).

Petite surprise, AHQ Esport Club est directement disqualifié malgré un bon départ en semaine 1 (2-1, seule défaite face à EDG). Le niveau de jeu montré par AHQ semblait suffisant par rapport à celui d’INTZ et H2K, avec des drafts et un plan de jeu maîtrisé dans ce qui semble être la meta de ces worlds, le tout dans un style très combatif. Mais l’équipe n’a pas su élever son jeu autant qu’H2K a pu le faire, et elle échoue après un sévère 1-2 encaissé en semaine 2. Bilan correct mais insuffisant.

Plus logique, on retrouve les Brésiliens d’INTZ  E-sport sur la dernière marche de ce groupe. Pleine d’envie et à l’image de Revolta sur son Lee Sin, la wild card voulait prouver que le Brésil pouvait briller aux Worlds. Malheureusement l’équipe sous-estime trop souvent la puissance de certains champions trop forts actuellement (Nidalee, Syndra, Rek’sai) et laisse ses adversaires les sécuriser… à ses dépens.

Groupe D

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Ce groupe était sans doute le plus relevé et le plus incertain, exception faite des infortunés Splyce (seed 3 européen, pour leur première participation aux Worlds).

L’Amérique attendait avec impatience son champion, Team SoloMid, l’équipe ayant dominé sa saison régulière et ayant même été annoncée prétendante au titre suite à sa préparation en Corée. Le seed 1 américain commence mal, en chutant sévèrement lors de son premier match face aux RNG, dans une partie serrée que les Chinois emballent et concluent après un call Nashor. L’équipe se ressaisit et l’emporte sur SSG et SPY malgré quelques imperfections dans leur jeu. Nouvelle défaite face à RNG en semaine 2, défaite face à des SSG impressionnants, et ce sera suffisant pour sceller le sort des TSM qui ne joueront même pas de tie breaker (le 0-2 face à RNG est suffisant pour qualifier l’équipe chinoise).

Alors que Royal Never Give up se qualifie de justesse grâce à ce 2-0 face à TSM, en jouant correctement mais sans briller, Samsung Galaxy s’empare fièrement de la première place en affichant un niveau de jeu impressionnant. L’équipe profite de champions signatures extrêmement solides dans la meta mais qu’il est difficile de bannir (la faute à Nidalee, Syndra ou Aurelion Sol, trop dangereux pour être laissés ouverts), et SSG démontre un jeu à l’image de sa région : forte domination de lignes, jusqu’à s’assurer un snowball difficile à tenir. SSG sort logiquement premier de ce groupe. Les prochaines phases de picks et bans face à eux s’annoncent déjà comme un véritable casse-tête pour leurs adversaires.

Splyce quant à eux faisaient un peu office d’OVNI dans ce groupe, jeunes Européens perdus au milieu des géants d’autres contrées. L’équipe n’a sans doute pas à (trop) rougir de sa prestation, et Sencux et Kobbe seront à surveiller l’an prochain lors du split européen. Mais le niveau de jeu proposé dans ce championnat et dans ce groupe était trop haut pour eux.

 

La suite?

Place aux quarts de finale !

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Je l’ai dit un peu plus haut, je trouve ces championnats très plaisants à regarder avec des lignes mieux respectées mais agresives, plus sain pour le spectacle. Avec plus de mouvements tactiques. Avec de bonnes accélérations, mais avec une temporisation possible.
Il manque quand même un petit brin de folie. Le jeu est plaisant, mais actuellement trop sage. Il manque ce petit truc qui nous fait vibrer dès la sélection de champions: Le Kennen-Shen des Fnatic l’an passé, le Zed ou le Maître Yi de Faker… bref ce truc inattendu qui annonce un duel exclusif ou une stratégie gardée secrète.

Et alors que chaque région pleure ses disqualifiés et tente de rassembler ses espoirs derrière un unique représentant, la LCK fait un sans-faute en qualifiant 3 équipes sur 3. ROX et SKT étaient attendus, et SSG ont démontré qu’il faudra composer avec eux. La Corée semble dominer une fois de plus.

Au regard de ces quarts, qui voyez-vous accéder en demi-finale?

 

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